Thomas L'EXCELLENT
Étudiant à l'ÉNSAD, 5e année,
Design Graphique et Multimédia.
Né le 5 Novembre 1986.
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lemacheur at yahoo point fr

René Magritte - L'empire des lumières
Au cours du second semestre de cette troisième année passée aux Arts Décos, l'accent était porté sur l'espace (et les diverses applications que le graphisme peut y trouver). J'essayerais de vous présenter quelques uns des exercices effectués, mais je souhaitais tout d'abord revenir sur une figure importante qui exerce une grande influence sur mon travail : René Magritte (et plus généralement, le Surréalisme).
Je sais, je sais, ça revient très à la mode... on en voit partout ; mais le fait est qu'en matière d'interrogations sur l'espace, les surréalistes sont, à mon avis, une entrée en matière relativement riche.
Je ne vais pas m'attarder sur sa vie, si vous souhaitez en savoir plus, vous trouverez sur Wikipédia une biographie complète (les liens se trouvent à la fin de ce message). Pour le situer très rapidement, René Magritte est un peintre belge né en 1898. Il fréquente André Breton, Max Ernst et Salvador Dalí au sein du groupe des surréalistes. Il meurt d'un cancer en 1967 à l'âge de 69 ans.

René Magritte - La clairvoyance
L'oeuvre de Magritte m'a toujours beaucoup plu et ne manque pas d'influencer mon travail. Au-delà de l'humour et des qualités plastiques de ses toiles, ses peintures questionnent l'espace et jouent des notions d'intérieur et d'extérieur, d'échelle, de profondeur, de bi- et tridimensionnalité (par l'intermédiaire du réel et de la représentation que l'on peut en faire),... tous les éléments de l'habitat se jouent des règles, et perdent leur fonction : les miroirs ne reflètent pas, les fenêtres ne donnent pas sur l'extérieur, les escaliers ne mènent pas à l'étage, les cadres n'encadrent rien, les portes sont désolidarisées des murs et n'effectuent plus le lien entre deux espaces,...
Magritte nous amène à réflechir l'espace : en nous le donnant à voir différemment, presque à l'opposé de ce qu'il est réellement, il révèle ce qui pourrait sembler évident à postériori, en nous poussant à examiner l'espace dans son détail. C'est ce questionnement que j'ai cherché à approfondir lors d'un récent exercice, en réexploitant les jeux de détournement et de dysfonctionnement propre aux surréalistes.

René Magritte - La lunette d'approche

René Magritte - Les valeurs personnelles
Notre semestre consacré à l'espace a débuté avec le livre de Georges Perec : Espèces d'espaces. Notre premier exercice consistait à choisir un extrait de cet ouvrage et l'interpréter dans une réalisation multimédia.
Georges Perec liste les espaces, de la chambre à la rue, les classe, dresse leurs particularités, et va jusqu'à imaginer un espace inutile.
Définir cet espace n'est pas une tâche évidente, la notion même d'inutile semble en effet assez surprenante pour qualifier un lieu. À défaut de ne pouvoir en faire une description précise, Perec essaie tout de même d'établir quelques unes des caractéristiques de ce lieu, et s'appuie sur des exemples : des gravures d'Escher, des tableaux de Magritte, les intérieurs d'église de Saenredam,...
Le parallèle avec les peintures de notre ami surréaliste belge s'est imposé comme une évidence : en détournant l'usage des objets, il les prive de leur fonction et s'approche de cette limite improbable que Perec recherche.
Un espace sans fonction.
Pour plus d'infos, voici quelques articles de Wikipédia :